Melun, ce mardi. La Société publique locale (SPL) située boulevard Chamblain à Melun « est une erreur » selon Jean-Pierre Guérin, élu d’opposition. LP/Sophie Bordier
Sophie Bordier
La Société publique locale (SPL) Melun Val de Seine Aménagement ne vous dit rien ? C’est pourtant elle qui est chargée de l’assistance à maîtrise d’ouvrage pour le Clos Saint-Louis à Dammarie-les-Lys ou encore le Quartier Centre Gare à Melun. Lundi soir, lors du conseil de la communauté d’agglomération Melun Val de Seine (CAMVS), elle s’est retrouvée au cœur d’une polémique après la perte de 160 504 € en 2015 pointée dans le rapport d’activité 2015.
« Elle avait perdu 195 978 € en 2014, ce qui fait un total de 355 000 € en deux ans », concède Vincent Paul-Petit (LR), vice-président du développement économique, qui évoque « des charges, sans recettes car des projets ont été annulés ou reportés ». Problème : les fonds propres de la SPL sont publics, financés à 89 % par la CAMVS et par la majorité de ses communes pour le reste. L’agglomération a donc voté lundi soir une recapitalisation de 500 000 € pour la SPL qui a déjà dû licencier deux personnes en 2016 pour réduire ses charges.
Melun, lundi soir. La Société Publique Locale (SPL) « est une erreur » selon Jean-Pierre Guérin (PS), élu d’opposition.
Elu d’opposition, Jean-Pierre Guérin (PS) monte au créneau et pointe les « dépenses somptuaires » de cette société et les montants alloués au directeur général pour ses frais généraux annuels qui dépassent les 200 000 € (avec salaire, 48 000 € de frais de déplacement, 31 000 € de dépenses afférentes aux véhicules, etc). « On a déjà versé plus d’1 M€ d’avance en 2015. Il faut arrêter de l’abreuver à fonds perdu », insiste-t-il.
Actionnaire de la SPL, la commune de Vaux-le-Pénil a carrément décidé d’en sortir, ce qui fut voté lundi. « La SPL a été créée en 2013 pour porter les grands projets comme le Clos Saint-Louis, le Quartier Centre gare de Melun. On avait besoin d’un outil public moins coûteux. Ce sont nos propres dysfonctionnements qui font que ces dossiers n’avancent pas. Aujourd’hui on ne s’y retrouve plus », ajoute Pierre Herrero (DVG), maire de Vaux-le-Pénil.
Melun, lundi soir. Le maire de Vaux-le-Pénil, Pierre Herrero (DVG) explique que « le modèle économique de la SPL ne correspond plus au modèle initial ». Sa ville a quitté la SPL. (LP/Sophie Bordier)
A la CAMVS, on réagit : « La SPL a un statut de société anonyme et ne peut travailler que pour ses actionnaires. Mais des projets comme la zone de la Pierre frite à Boissise-le-Roi ou de la zone commerciale des Hautes Bornes à Rubelles ont été suspendus. Le million d’euros versé en 2015 a servi à l’achat de terrains pour la ZAC du Tertre à Montereau-sur-le-Jard qui vont être commercialisés. » Selon l’agglomération, le salaire net du directeur général a été négocié sous l’ancienne gouvernance : « Les 31 000 € de frais de véhicules concernent les six salariés de la SPL, précise-t-on. Les 48 000 € de frais de déplacements s’expliquent car la SPL va chercher des investisseurs. »
Dans le dernier bulletin nous parlions de laïcité mais aussi
de bon voisinage « A VME nous pensons que faire vivre la laïcité c’est
s’impliquer pour la bonne marche de son voisinage, de sa rue, de son quartier,
de son village, c’est être attentifs à réparer ou inventer le quotidien avec
les autres, afin que tous nous soyons acteurs »
Mais aujourd’hui l’éloignement travail / domicile, les
centres commerciaux excentrés,
coïncideraient avec une crise du voisinage ! Certes habiter les uns
près des autres c’est difficile, le voisin n’a pas toujours bonne réputation,
pour certains c’est un voyeur, pour d’autres un gueulard, parfois un délateur, mais
pour beaucoup c’est un soutien, c’est celui qui nous rend des services et nous
préserve de la solitude. Le lien par le lieu est essentiel, formateur, facteur
de solidarité car à plusieurs nous sommes plus forts.
Plusieurs fois depuis 2012 dans notre commune, VME l’a mis
en pratique pour les arbres du Merlon, pour les bruits consécutifs aux salles
des fêtes et pour l’antenne de Valbois, les solidarités de voisinage ont fonctionné,
la municipalité a écouté et a pris acte même à contre cœur ; bien sur dans
ces actions il y a eu la défense d’intérêts très restreints, avec le danger
d’une réunion de copropriétés, cela nous a été reproché, et nous en sommes
conscients mais c’est un bon début, cela a permis de limiter les nuisances,
d’améliorer la vie quotidienne et surtout cela a permis de construire des
relations, cela met en marche la parole, à VME nous l’avons constaté et nous
nous sommes impliqués dans ces actions
Pour cohabiter avec mon voisin je dois passer du regard au
langage, c’est la parole qui humanise les relations. Reconnaître à chacun le
droit à la parole, puis celui de se mêler aux affaires de l’immeuble, de sa rue
de son quartier puis de sa cité c’est un bon début pour parvenir à vivre
ensemble. Respecter l’autre et le reconnaître dans sa différence, garder le
juste équilibre entre discrétion et convivialité est une autre loi essentielle.
On ne peut pas contraindre les gens à se sentir citoyens s’ils ne le veulent
pas. En revanche, ils sont obligés de partager un lieu de vie et doivent donc
respecter l’espace commun.
En France les conseils de quartier ont été créés en 2002
dans toutes les villes de plus de 80000 habitants ; notre commune n’y est
pas obligée, mais à VME nous pensons que la création de ces conseils de
quartier dans notre village serait une bonne façon de faire vivre une
démocratie plus horizontale et peut être de faire naître des changements
sociaux essentiels. Nous ne demandons pas une démocratie directe qui peut être
facteur de populisme ou risque de liguer une minorité contre les représentants
du pouvoir, ces conseils éliront des représentants qui seront les porte parole
du quartier vis à vis de la municipalité. Nous voulons par ces conseils
élaborer de nouvelles formes d’entraide et rappeler à tous que nous ne sommes
pas seuls au monde.
VME redit son
attachement aux conseils de quartier
Le voisinage nous pousse parfois au conflit mais aussi à sa
résolution, il est une des conditions de la vie démocratique et de la paix
sociale, à plus grande échelle c’est un laboratoire politique et citoyen du
vivre ensemble.
Les difficultés dans cette rue sont connues depuis longtemps par la municipalité et pour permettre au plus grand nombre de véhicules de stationner, nous avons demandé (le 4 décembre 2015) une matérialisation des places sur le semblant de parking entre le N°4 et la rue du petit clos. Les bandes ont étés peinte rapidement (Vers le 15 décembre 2015)
Bien que la distance entre deux bandes soit assez réduites, cette matérialisation a le mérite d'organiser de façon rationnelle cet espace.
Or, par mail du 4 janvier 2016, Madame Christine PAQUET, DGS de la commune, nous signifie :
"Pour faire suite à votre demande, des places de stationnement ont été matérialisées rue de Montgermont. Cependant, après constat je ne peux laisser ce stationnement en l’état. Effectivement cela impute sur le trottoir et certains véhicules dépassent sur la chaussée. De ce fait, je vous informe que les services vont supprimer les places créées.
Une réflexion va être menée de telle sorte à prendre position pour le futur."
Madame PAQUET pense certainement que faire et défaire c'est toujours travailler.C'est peut-être une conséquence du nouvel aménagement du temps de travail du personnel de la commune!